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		<title>Syndicalement l&#8217;amour.</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 02:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie, en tranches...]]></category>

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		<description><![CDATA[TweetAujourd&#8217;hui ça m&#8217;a frappé. Ça me happe depuis plus de 20 ans, mais aujourd&#8217;hui ça avait ça de différent que le mal était physique. J&#8217;étais écrasée contre ma chaise, presque en-dessous, adossée contre les barreaux, presque en-dedans, rapetissée par le plancher qui remontait, par le plafond qui m&#8217;enterrait et par la table où discutaient ma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Fsyndicalement-lamour%2F&amp;count=vertical&amp;text=Syndicalement l'amour. - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>Aujourd&#8217;hui ça m&#8217;a frappé. Ça me happe depuis plus de 20 ans, mais aujourd&#8217;hui ça avait ça de différent que le mal était physique. J&#8217;étais écrasée contre ma chaise, presque en-dessous, adossée contre les barreaux, presque en-dedans, rapetissée par le plancher qui remontait, par le plafond qui m&#8217;enterrait et par la table où discutaient ma coloc et mon copain.</p>
<p>Ces deux-là discutaient comme j&#8217;aimerais le faire, bien. Ils parlaient du syndicat. Lui donnait des exemples qui généralisaient tout. Elle parlait avec le coeur et, comme toujours, lorsque près de moi on utilise cet organe pour parler, le discours de l&#8217;autre s&#8217;évapore. Le coeur est un porte-voix puissant. Dommage qu&#8217;il n&#8217;atteigne pas tout le monde. Dommage que tous n&#8217;en aient pas ou ne s&#8217;en servent pas.</p>
<p>Ils sont informés. Je lis plus qu&#8217;eux. Ils savent beaucoup de choses. Je ne sais rien.</p>
<p>Ça m&#8217;a frappé comme je ne sais rien.</p>
<p>Ce que je crois savoir, je ne le partage pas à défaut de vocabulaire, d&#8217;ouïe, et cetera. Je préfère encore ne rien savoir, m&#8217;éprendre, me briser, m&#8217;étonner et me surprendre à ma table de ce que peuvent dire et penser les gens que j&#8217;aime.</p>
<p>J&#8217;étais là sans y être, assise seule près d&#8217;eux à penser de la machine syndicale ce que j&#8217;en pense. Sans exemple. Sans coeur. Froidement, je me construisais une idée qui déjà chez moi devait exister sans toit sans toi. Sans toit sans toi, ça rime à quoi? Sans toi chez moi. Ça veut dire quoi?</p>
<p>J&#8217;y reviens parce qu&#8217;entre les droits de l&#8217;homme, d&#8217;orientation sexuelle, puisqu&#8217;entre le droit à la santé, à l&#8217;éducation, au sexe femme, entre le droit à l&#8217;enfance ou celui de se tromper, même adulte, entre le monde, le doute, la mort, l&#8217;espoir, les religions et la foi que j&#8217;ai pour l&#8217;Être, j&#8217;y reviens puisqu&#8217;entre toutes ces choses que j&#8217;aimerais défendre, il y a toujours l&#8217;amour duquel je parle bien, pour lequel je me défends bien, même lorsqu&#8217;il fait mal ou qu&#8217;il est pourri.</p>
<p>Il y a peu de choses que j&#8217;arrive à défendre, mais je crois bien défendre mon droit d&#8217;aimer ces deux êtres à ma table qui parlent syndicat comme j&#8217;ai envie de leur parler d&#8217;amour.</p>
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		<title>Dimanche taupe.</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 22:51:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie, en tranches...]]></category>

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		<description><![CDATA[TweetC&#8217;est un dimanche mou, mais confortable. Peu miséreux, juste ce qu&#8217;il a de triste. Je regarde à travers toi et me cherche jusque dans ton sourire. La nausée s&#8217;agite toujours là où elle se trouve, creuse encore là où ça fait mal. Ma nausée du dimanche n&#8217;est plus comme autrefois, elle me paraît plus légère. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Fdimanche-taupe%2F&amp;count=vertical&amp;text=Dimanche taupe. - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>C&#8217;est un dimanche mou, mais confortable. Peu miséreux, juste ce qu&#8217;il a de triste. Je regarde à travers toi et me cherche jusque dans ton sourire. La nausée s&#8217;agite toujours là où elle se trouve, creuse encore là où ça fait mal. Ma nausée du dimanche n&#8217;est plus comme autrefois, elle me paraît plus légère. C&#8217;est que les dimanches, eux-mêmes, ne me contiennent plus. </p>
<p>Bien qu&#8217;il y ait un moment que nous sommes côte à côte, un temps que l&#8217;on s&#8217;amuse à ne faire qu&#8217;un. Bien que bientôt ce sera la Pentecôte, pente côte, drôle de nom pour une célébration. Ô chère chrétienté et ses crétineries. Mon texte s&#8217;évade alors que je voulais te remercier pour ton sourire sécurisant le mien, lui utile, frêle et puéril. Mon texte s&#8217;éclipse alors que je voulais t&#8217;avouer que je ne sais toujours pas comment font les gens pour s&#8217;endimancher à deux. J&#8217;ai toujours eu les dimanches mous et je me suis toujours complue dans ma morne solitude qu&#8217;accompagnait cette journée sacrée. Ô ma très sainte saloperie.</p>
<p>Rémission des péchés. Assainissement des beuveries. Ralentissement du corps et de l&#8217;esprit. Amen! </p>
<p>J&#8217;ai fermé les yeux pour nous voir un peu, pour comprendre comment on fait, comment on se tient. J&#8217;ai souhaité dormir et cherché la nuit nichée entre les plis de ton sofa. Ma respiration s&#8217;est jouée de moi et je me suis assoupie. Je rêvais que je me vomissais aux quatre coins du mur comme je l&#8217;aurais fait aux quatre coins du monde et je me suis réveillée toute en bave, une larve comme on se les imagine. Ton sourire m&#8217;a accroché au passage. Juste assez pour m&#8217;égratigner. Juste ce qu&#8217;il faut pour me placer devant ça : avant toi, je n&#8217;avais jamais souri un dimanche.</p>
<p>Il est vrai que les dimanches sont plus taupes que gris dans tes bras. Il est vrai que je sens ma vie moins lourde dans tes draps. Je déteste faire rimer bras et draps, mais c&#8217;est ça l&#8217;amour. C&#8217;est beau et ça rime même quand ça ne va pas ensemble.</p>
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		<title>L&#8217;avenir dans la rue.</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 02:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie, en tranches...]]></category>

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		<description><![CDATA[TweetJ&#8217;étais dans mon 9 à 5 confortable et je bouillais supportant mal que près de moi des milliers de jeunes façonnaient mon avenir. Mon avenir égoïste faisait tout pour ne pas entendre les cris de la rue. Il a placé des écouteurs sur ses oreilles, s&#8217;est coulé un café, s&#8217;est enseveli sous les tâches et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Flavenir-dans-la-rue%2F&amp;count=vertical&amp;text=L'avenir dans la rue. - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>J&#8217;étais dans mon 9 à 5 confortable et je bouillais supportant mal que près de moi des milliers de jeunes façonnaient mon avenir.</p>
<p>Mon avenir égoïste faisait tout pour ne pas entendre les cris de la rue. Il a placé des écouteurs sur ses oreilles, s&#8217;est coulé un café, s&#8217;est enseveli sous les tâches et s&#8217;est écrasé dans sa chaise. Efforts vains, ça tremblait. Des milliers de jeunes qui veulent changer le monde, ça me fait vibrer bien plus fort qu&#8217;une terre entière qui tape au clavier.</p>
<p>J&#8217;étais là à me ronger le sang, à m&#8217;arracher les cheveux et à recommencer à fumer lorsque mon voisin de bureau a lancé :</p>
<p>« ces manifestations, je ne crois plus à ça&#8230; »</p>
<p>Il l&#8217;a dit avec le ton qu&#8217;il fallait. Ça m&#8217;a jeté à la rue. Quelques minutes plus tard, j&#8217;étais entourée, je n&#8217;arrivais pas à crier et j&#8217;avais même de la difficulté à avancer.</p>
<p>J&#8217;étais émue.</p>
<p>Émue de les voir tous là et de faire partie d&#8217;eux.</p>
<p>Je suis une femme d&#8217;émotions.</p>
<p>Je ne suis pas lettrée comme je le voudrais, mes convictions ne sont pas chiffrées comme elles le devraient et je sais tout juste compter, mais je compte suffisamment pour savoir que mes études sont la raison derrière ce 9 à 5 confortable.</p>
<p>Si j&#8217;avais eu les moyens, si ma famille avait su qui étaient Descartes, Sartre, Duchamp et Heidegger, si ma société avait valorisé davantage les études, si le travail intellectuel était récompensé, si ma réalité, si, si, si&#8230; Avec des si, je m&#8217;envole pour Paris pousser les portes de la Sorbonne et peut-être je paierais pour étudier, partout et dans les meilleures écoles.</p>
<p>Criez au paradoxe! Il n&#8217;en est rien. La faute me revient.</p>
<p>Je n&#8217;ai manqué de rien ou plutôt si, mais on manque tous de quelque chose. J&#8217;ai eu l&#8217;amour et une mère qui toute sa vie s&#8217;est privée pour que je puisse faire ce qu&#8217;elle n&#8217;a pas pu faire, étudier. Ma mère a dû cesser ses études, car elle en avait plus qu&#8217;assez de vivre mal. <em>Et non elle n&#8217;avait pas de cellulaire M. Martineau&#8230;</em></p>
<p>Elle est là mon injustice sociale. Profonde. Enracinée. Mon avenir égoïste a souffert de naître sans livre et, je sais, vous me direz qu&#8217;il y a pire, mais je vous répondrai qu&#8217;il y a mieux aussi.</p>
<p>Mieux, c&#8217;est ce à quoi ma société aspire, en marchant, dans les rues&#8230;</p>
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		<title>Tacher de temps.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 03:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
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		<description><![CDATA[TweetLe temps est relatif certes, mais il n&#8217;en est pas moins temps. Je crois ne plus savoir distinguer le temps d&#8217;autre chose ni de quiconque. Je ne me représente plus les nuits qu&#8217;en heures, les chaises en minutes et tes joues en secondes. Le temps est si présent entre nous qu&#8217;il pourrait bien nous avaler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Ftacher-de-temps%2F&amp;count=vertical&amp;text=Tacher de temps. - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>Le temps est relatif certes, mais il n&#8217;en est pas moins temps.</p>
<p>Je crois ne plus savoir distinguer le temps d&#8217;autre chose ni de quiconque. Je ne me représente plus les nuits qu&#8217;en heures, les chaises en minutes et tes joues en secondes. Le temps est si présent entre nous qu&#8217;il pourrait bien nous avaler tout rond, nous manger cru et nous digérer sur le champ.</p>
<p>Je passe cette nuit à écrire parce que tu dors et que cet instant perdu me tient en éveil. Je me la joue garde-endormi et te regarde dans les bras de quelqu&#8217;un d&#8217;autre. Morphée te prend plus doucement que moi même lorsque j&#8217;y mets toute ma tendresse ou lorsque je t&#8217;enveloppe de toute ma douceur. Je vous regarde tous les deux dans les bras l&#8217;un de l&#8217;autre comme si j&#8217;étais autre et que je nous regardais, toi et moi enlacés, Morphée sur ou sous le dos.</p>
<p>Je compte les nuits comme on compte les moutons, les billes ou les 25 sous. Je compte notre amour et le temps qu&#8217;il nous reste comme si je savais, comme si nous mettre quelque part sur le calendrier nous emmenait ailleurs. Je compte les nuits, les matins, ces moments à nous et je fais des calculs mathématiques incroyables. Je ne mesure que ce qui m&#8217;est contrôlable, tolérable, et comme je m&#8217;estime tel que l&#8217;on s&#8217;estime en amour, au-dessus de tout, j&#8217;estime que demain nous appartient sachant très bien que tout ce que nous avons est maintenant. Et encore, comment puis-je en être certaine? Je touche ta nuque. Prends ton pouls. Tu respires. J&#8217;expire. J&#8217;aurais pu aussi écouter ton souffle, mais il me fallait ce pouls comme le tic-tac d&#8217;une horloge, comme la trame sonore de ta vie, de la mienne.</p>
<p>Alors, je devrais plutôt dire que tout ce que j&#8217;ai est maintenant et, sachant cela, je devrais cesser le décompte. Le temps ne compte plus puisque tu es là près de moi et que ton pouls peut bien m&#8217;endormir du moment qu&#8217;il m&#8217;enchante et engloutir ma vie du moment qu&#8217;il me plaît.</p>
<p>Après tout, qu&#8217;est-ce que janvier, seconde et éternité peuvent bien vouloir dire puisque je t&#8217;aime et que nous sommes unis, seuls, deux, entachés par le temps.</p>
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		<title>Il y a dans mon sexe toutes les femmes.</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 12:54:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
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		<description><![CDATA[TweetLe 8 mars, une journée pas comme les autres. Un homme me disait hier « c&#8217;est tellement rétrograde la journée de la femme». Je lui ai répondu que, fort tristement, tant et aussi longtemps que les femmes n&#8217;auront pas les mêmes droits que les hommes, on pourrait bien nous laisser une journée. Ne serait-ce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Fil-y-a-dans-mon-sexe-toutes-les-femmes%2F&amp;count=vertical&amp;text=Il y a dans mon sexe toutes les femmes.  - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>Le 8 mars, une journée pas comme les autres.</p>
<p>Un homme me disait hier « c&#8217;est tellement rétrograde la journée de la femme». Je lui ai répondu que, fort tristement, tant et aussi longtemps que les femmes n&#8217;auront pas les mêmes droits que les hommes, on pourrait bien nous laisser une journée. Ne serait-ce que pour se rappeler les efforts passés, les quelques combats gagnés. Une journée pour se dire que l&#8217;on se tient, qu&#8217;entre femmes on est là, près l&#8217;une de l&#8217;autre.</p>
<p>Une journée pour se dire que notre sexe, que Beauvoir place en deuxième, a besoin d&#8217;une première place. Que c&#8217;est aujourd&#8217;hui qu&#8217;on se l&#8217;accorde!</p>
<p>Et parce que cette journée n&#8217;est pas comme les autres, j&#8217;ai blogué sur <em><a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/sabrina-dumais/femme-egalite_b_1328886.html">Huffington Post Québec</a></em>. Je le fais pour les femmes.</p>
<p><strong>Texte intégral </strong></p>
<p>En tentant d&#8217;écrire la femme je me suis perdue entre ses lignes, car c&#8217;est bien là où elle se trouve.</p>
<p>Pour devenir femme, il faut d&#8217;abord comprendre. Il faut savoir que dans ce sexe nous sommes plusieurs. Il faut accepter que nous sommes toutes côte à côte, reconnaître que l&#8217;on tienne près l&#8217;une de l&#8217;autre et admettre qu&#8217;on se suive, pas à pas.</p>
<p>Toujours seules, ensemble.</p>
<p>Pour être femme, il faut être plurielle sans l&#8217;avoir décidé. Être charnelle, par destinée. Il y a dans ce sexe comme une fatalité, où cohabitent solitude et famille, gouffre de vivre et goût du vide. Il y a dans ce sexe tout un monde. Et pour comprendre ce monde, il faut pouvoir le porter.</p>
<p>Je connais des femmes qui n&#8217;ont pas pu. Vous connaissez des femmes qui n&#8217;ont pas su. Trop de femmes ne sont pas nées et tant de femmes se sont masculinisées.</p>
<p>Il y a dans ce sexe toutes celles ayant dû ramper, toutes celles qui se sont courbées. Il y a dans ce sexe des têtes baissées, des corps flagellés et, d&#8217;encore plus près, il y a dans mon sexe, une grand-mère assassinée.</p>
<p>Un 8 mars, il y a quelques années.</p>
<p>Dans mon sexe elles sont toutes là. À pleurer violemment. À danser tragiquement. Il y en a une qui s&#8217;agite et s&#8217;arrache les cheveux, poil par poil. Une semblable rêve et retire de ses fleurs les pétales. Près d&#8217;elles, une même et autre femme se tient debout et crie<em> Je suis femme! </em></p>
<p>Il y a dans mon sexe tant de femmes; des blondes, des brunes, des courtes,des rondes. Vous devriez voir la tête que font les hommes lorsque je les sors toutes. Ils me regardent, s&#8217;attardent et s&#8217;y perdent. Ils ne discernent pas, en moi, la complexité du regard, ne saisissent pas, en ce regard, la tangibilité de l&#8217;espoir.</p>
<p>Il y a dans ce sexe une journée pas comme les autres. Le 8 mars.</p>
<p>Le 8 mars pour me rappeler que je suis fière d&#8217;être la fille de ma mère, que je suis fière d&#8217;être la femme que je suis et qu&#8217;il me faudra être fière de la femme que je deviendrai.</p>
<p>Par fierté, j&#8217;entends la qualité et la dignité du sexe que l&#8217;on m&#8217;a donné.</p>
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		<title>Avaler le monde de peur qu&#8217;il ne se sauve&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 18:51:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
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		<description><![CDATA[TweetAu collège, je n&#8217;aimais rien. Je n&#8217;aimais pas la philosophie. Je n&#8217;aimais pas les arts. Je n&#8217;aimais pas le français. J&#8217;avais une facilité certes, mais les cours me faisaient chier. Je n&#8217;aimais pas la géographie. Je n&#8217;aimais pas l&#8217;histoire. Je n&#8217;aimais pas qu&#8217;on me raconte. Je n&#8217;aimais que fêter sans occasion, frencher sans amour, m&#8217;habiller [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Favaler-le-monde-de-peur-quil-ne-se-sauve%2F&amp;count=vertical&amp;text=Avaler le monde de peur qu'il ne se sauve... - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>Au collège, je n&#8217;aimais rien. Je n&#8217;aimais pas la philosophie. Je n&#8217;aimais pas les arts. Je n&#8217;aimais pas le français. J&#8217;avais une facilité certes, mais les cours me faisaient chier. Je n&#8217;aimais pas la géographie. Je n&#8217;aimais pas l&#8217;histoire. Je n&#8217;aimais pas qu&#8217;on me raconte.</p>
<p>Je n&#8217;aimais que fêter sans occasion, frencher sans amour, m&#8217;habiller sans classe et dépenser sans le sou. Dépenser en vêtements, en fards, en énergie puis en essence que je brûlais à toute vitesse, la nuit comme au soleil. Je brûlais des calories par centaine sur le tapis comme sur le plancher, à toute ivresse. Je me vidais de qui j&#8217;étais comme des autres, à courte jeunesse.</p>
<p>Je me réveille aujourd&#8217;hui et je me regarde de loin. J&#8217;ai envie de raconter cette histoire qui me semble être celle d&#8217;une autre. J&#8217;ai besoin qu&#8217;on me raconte mon histoire et celles du monde.</p>
<p>J&#8217;aime toujours frencher. Je conduis toujours vite, bien trop vite. Je me cogne partout, dans tout ce que j&#8217;aime. Un amour comme certains en ont pour la philosophie, pour la géographie et le français pis les arts. J&#8217;ai faim des gens que j&#8217;ai laissé filer, faim de ceux qui m&#8217;ont quitté.</p>
<p>Tant d&#8217;amitiés perdues, d&#8217;amants dévorés. Ce besoin comme un vide ou comme un désir d&#8217;aimer que je crois en toi avoir trouvé. C&#8217;est rassurant d&#8217;y penser et effrayant de le vivre. Étonnant comme tu te maries bien avec cette faim des gens qui me ronge, cette fin du monde à laquelle je songe.</p>
<p>Il y a en moi, depuis que j&#8217;aime tout, depuis que j&#8217;aime tant, cette envie de voir le monde et de me faire avaler par toi.</p>
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		<title>Et si, sortant de la ruelle, j&#8217;allais chez toi.</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 12:24:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie, en tranches...]]></category>

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		<description><![CDATA[TweetJ&#8217;ai les joues brûlantes, je ne sens plus mes pieds, mon souffle n&#8217;est que fumée et je crains laisser la chaleur qu&#8217;il me reste dans cette ruelle gelée. Le vent soulève la neige qui m&#8217;ensevelit et le froid me rentre dedans à me faire sortir toute entière dehors. Je me donne au froid, y laisse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Fet-si-sortant-de-la-ruelle-jallais-chez-toi%2F&amp;count=vertical&amp;text=Et si, sortant de la ruelle, j'allais chez toi. - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>J&#8217;ai les joues brûlantes, je ne sens plus mes pieds, mon souffle n&#8217;est que fumée et je crains laisser la chaleur qu&#8217;il me reste dans cette ruelle gelée.</p>
<p>Le vent soulève la neige qui m&#8217;ensevelit et le froid me rentre dedans à me faire sortir toute entière dehors.</p>
<p>Je me donne au froid, y laisse des cristaux de pluie. Je me mets à nue dans une ruelle gelée puisqu&#8217;il ne restera plus que les ruelles lorsque tu ne seras plus là, que la terre aura cessé de tourner et que tu m&#8217;auras quitté.</p>
<p>J&#8217;ai dû errer longtemps pour en arriver là, dans ce bout de chemin, cet espace laissé libre entre deux murs de bitume, où traînent les débris d&#8217;une ville en ruine, les mal-aimés. Il faut errer longtemps pour se retrouver.</p>
<p>Je pense à ton sourire et je fonds et je sais que je donne dans le beau à parler de ton sourire comme un soleil et j&#8217;essaie de me fondre dans ce paysage restreint et de tout faire fondre autour de moi. Je tente, en vain, de m&#8217;enflammer pour te réchauffer, de me refroidir pour mieux t&#8217;aimer, mais cette neige qui me pousse, ce vent me soulevant.</p>
<p>Je ne sens plus mes pieds ni mes joues brûlantes et mon souffle, qui tantôt partait en fumée, se solidifie, puisque je me sauve de cette ruelle, de cet exil que j&#8217;ai cru mien.</p>
<p>Je me sauve enfin de cette ruelle, car depuis peu ton souffle se mêle au mien.</p>
<p><a href="http://jelefaispourmoi.com/wp-content/uploads/2012/01/ceylan-2329web.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1247" title="ceylan-2329web" src="http://jelefaispourmoi.com/wp-content/uploads/2012/01/ceylan-2329web-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
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		<title>cette vie.</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 03:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie, en tranches...]]></category>

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		<description><![CDATA[TweetIl fut un temps où tout ce que j&#8217;écrivais était vrai. Les histoires tirées de ma vie, les hommes de mon lit. S&#8217;il pleuvait c&#8217;est qu&#8217;effondrée quelque part j&#8217;étais en larmes, si dans le ciel il y avait les étoiles c&#8217;est qu&#8217;ici cette nuit-là la lune était pleine. Ce temps fut toute ma vie et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Fcette-vie%2F&amp;count=vertical&amp;text=cette vie.  - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>Il fut un temps où tout ce que j&#8217;écrivais était vrai. Les histoires tirées de ma vie, les hommes de mon lit. S&#8217;il pleuvait c&#8217;est qu&#8217;effondrée quelque part j&#8217;étais en larmes, si dans le ciel il y avait les étoiles c&#8217;est qu&#8217;ici cette nuit-là la lune était pleine.</p>
<p>Ce temps fut toute ma vie et puisque bientôt ma vie ne sera plus, il vaudrait mieux avouer que je me suis perdue, que je me suis violée, menti, un peu brisée, beaucoup détruite, dans cette vie que je me suis racontée.</p>
<p>Pendant plus de 30 ans, je fus celle que j&#8217;écrivais ne sachant si l&#8217;encre me dictait davantage que mes pas, ne sachant pas très bien où j&#8217;allais, encore moins qui j&#8217;étais. Je me suis dessinée, ai pris cette démarche titubante, me suis teinte en blonde, en rousse, en rouge, en rouge un peu pourpre. Je me suis peinturée tellement que je ne sais plus quelle couleur sont mes lèvres. J&#8217;ai tant bu ces derniers jours, quel jour sommes-nous? Ceux qui m&#8217;aimaient, quand sont-ils partis? Quand ont-ils cessé de livrer les fleurs? Et sortir les vidanges? Depuis quand fait-il froid? Sommes-nous en janvier? Pleut-il encore? Quand vais-je? J&#8217;ai si peu mangé ces jours derniers, je ne sais plus quelle taille je fais. Cette tunique, est-elle mienne? Cet appartement, combien de pièces a-t-il? Tout me semble si grand trop grand tellement grand, j&#8217;aimerais qu&#8217;on me retire cette tunique, qu&#8217;on me dépose dans un lit comme un long couloir blanc.</p>
<p>Coupez-moi les cheveux, quelle allure ont-ils maintenant? Retirez-moi cette tunique, rien ne me va plus. Déposez-moi par terre, dans un couloir blanc. Prenez-le ce poids, ce poids que je ne supporte plus.</p>
<p>Peut-être si je n&#8217;avais pas cru cette vie que j&#8217;ai écrite si grande, peut-être si je n&#8217;avais pas aimé ces hommes que j&#8217;ai décrit si grands, peut-être me sentirais-je moins petite maintenant.</p>
<p>Et peut-être cette vie j&#8217;aurais pu la vivre.</p>
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		<title>bruit de soupir sur tes yeux.</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 14:28:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ma vie, en tranches...]]></category>

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		<description><![CDATA[TweetS : Je trouve ça beau. L : Qu&#8217;est-ce que tu trouves beau? S : Ce que l&#8217;on vit. Toi d&#8217;abord, tes yeux ensuite, mais puisque les deux viennent ensemble mieux vaut les prendre. Je nous trouve beaux quand on dort, beaux quand on s&#8217;agite, quand on ne fait rien, quand on marche, quand on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Fbruit-de-soupir-sur-tes-yeux%2F&amp;count=vertical&amp;text=bruit de soupir sur tes yeux. - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>S : Je trouve ça beau.</p>
<p>L : Qu&#8217;est-ce que tu trouves beau?</p>
<p>S : Ce que l&#8217;on vit. Toi d&#8217;abord, tes yeux ensuite, mais puisque les deux viennent ensemble mieux vaut les prendre. Je nous trouve beaux quand on dort, beaux quand on s&#8217;agite, quand on ne fait rien, quand on marche, quand on s&#8217;aime. L&#8217;orgueil des jeunes amoureux peut-être. On l&#8217;est tout ça et au-dessus et&#8230;</p>
<p>L : T&#8217;es belle quand tu parles.</p>
<p>S : C&#8217;est justement ça.</p>
<p>L : Baiser</p>
<p>S : Baiser</p>
<p>L : Baisers</p>
<p>S : Baisers</p>
<p>L et S : Baise</p>
<p>L : À quoi tu penses?</p>
<p>S : Je me dis que près de toi j&#8217;ai envie d&#8217;écrire et l&#8217;amour ça vide la tête. J&#8217;en ai pas l&#8217;habitude, mais d&#8217;habitude l&#8217;amour ça rend les têtes creuses et j&#8217;ai la tête pleine et je ne comprends pas d&#8217;où me vient cette envie d&#8217;écrire qui se traîne jusque dans tes bras.</p>
<p>L : C&#8217;est bien, non?</p>
<p>S : C&#8217;est parfait, mais frôler la perfection ça fait, je ne sais pas.</p>
<p>L : Parle-moi, tu le sais. Ça fait quoi?</p>
<p>S : <em>Bruit de soupir</em></p>
<p>L : Baisers</p>
<p>S et L : Baise</p>
<p>S : Combien de fois deux jeunes corps peuvent-ils s&#8217;aimer dans l&#8217;espace disons d&#8217;une journée?</p>
<p>L : C&#8217;est peut-être l&#8217;orgueil dont tu parles, mais il me semble qu&#8217;on a battu pas mal de records aujourd&#8217;hui.</p>
<p>S : Fier?</p>
<p>L : <em>Bruit de yeux</em></p>
<p>S : Tu devrais l&#8217;être. T&#8217;as vu ces cheveux que tu me laisses, ces joues que tu me colores? T&#8217;as vu comme on s&#8217;aime et pas que le soir, toujours matins, midis, mille fois la semaine. Au travail, l&#8217;idée d&#8217;avoir ton corps loin de moi m&#8217;épuise. Je te souris devant le clavier, te chante toute la journée. Je te sens sous mes cheveux jusque sous mes ongles et je ne sais comment tu fais pour te ramasser là. Je me désire, me sens femme. Je me veux sur toi, sens dessus-dessous. Vraiment, fier, tu pourrais l&#8217;être.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Une nuit de janvier, toute en fierté et en ivresse, tu as mis des mots sur ce que l&#8217;on vivait, bordé dans mon lit ce que je ressentais et cette nuit-là j&#8217;ai pris froid. </em></p>
<p><em>Au matin, j&#8217;étais partie. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>*** </em></p>
<p><em>Je n&#8217;ai cessé de te regretter depuis.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>un goût de flocons.</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 05:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sabrina</dc:creator>
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		<description><![CDATA[TweetCe que je sais est peu de choses, mais je sais que sur ma bouche tu as laissé un goût de flocons. Je ne sais que me perdre dans les villes que je crois connaître, je ne sais que me rompre devant les amours que je crois incassables et je ne sais que sourire devant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/share?url=http%3A%2F%2Fjelefaispourmoi.com%2Fun-gout-de-flocons%2F&amp;count=vertical&amp;text=un goût de flocons. - Jelefaispourmoi" class="twitter-share-button">Tweet</a></p><p>Ce que je sais est peu de choses, mais je sais que sur ma bouche tu as laissé un goût de flocons.</p>
<p>Je ne sais que me perdre dans les villes que je crois connaître, je ne sais que me rompre devant les amours que je crois incassables et je ne sais que sourire devant les gens que je rencontre. Je ne sais pas quel jour nous sommes, je ne sais plus quelle heure il est, mais je sais que la semaine se terminera avant même qu&#8217;elle ne débute, que l&#8217;hiver est tombé sans neige et qu&#8217;il fera bientôt chez moi très froid.</p>
<p>Qui sait si, au matin, il neigera? Il pourra bien pleuvoir, pleurer, grêler que je ne sache, mais que m&#8217;importe le temps puisque sur mes lèvres tu neiges encore.</p>
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