Il a posé sa main sur ma hanche, tout au plus cinq secondes, et je me sentie faiblir.
Fiévreuse, j’en rêve encore.
Certains ont déposés sur mes lèvres de chauds baisers qu’ils n’ont en rien remué chez moi un sentiment semblable.
Je rêve, en éveil, de cette main. Je la veux prenante, la désire agressive. Cette main m’obsède. Les plaisirs qu’elle me soutire, en rêve, ne peuvent vous être divulgués puisqu’il n’y a pas âme assez tordue pour pénétrer, avec une telle aisance, dans un univers si intime…
Sachez, toutefois, le sort que je lui réserve s’il se risque à m’embrasser…
Je lui donnerai ce baiser qui rend fou amoureux un homme.
Ces lèvres, que l’on n’oublient jamais, seront les miennes et toujours ressentira-t-il sur les siennes le besoin d’égaler cette sensualité et l’envie qui le posséda à cet instant. Cherchera-t-il ce vertige sur d’autres bouches qu’il se heurtera à ce souvenir, si persistant qu’il gêne.
Son corps en demandera plus, hélas… à ce jeu, c’est tout ce que j’aurai pu donner, sans risquer de me perdre à mon tour !
S’il risque de t’embrasser, c’est qu’il est déjà fou amoureux cet homme.
Seuls les fous amoureux trouvent risqué d’embrasser une femme amoureuse, car ils ne peuvent jamais savoir si la femme est amoureuse.