Jelefaispourmoi

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Ma To Do List.

juin 30th, 2010 · Illusions/Idéalisations

À FAIRE…

 Avant-propos : J’ai décidé de visiter mon adresse électronique d’antan : scoobysab@hotmail.com. Courriel du temps où les plate-formes de clavardage en vogue étaient principalement MIRC et Caramail. Professionnalisme absent. Pertinence nulle.

Je fus d’abord surprise de constater que mon compte était toujours actif puisqu’il y a longtemps que je n’avais pas navigué dans mes vieux dossiers portant des noms débiles. Alors que je faisais le tri de vieux messages d’ex-petit-copains et d’ex-amis en crise adolescence, j’ai découvertou plutôt devrais-je dire j’ai redécouvert un document intitulé Top Secret : une liste de choses à faire que j’avais rédigé, à l’époque de mes premières broches et de mes pantalons pattes d’éléphant… 

C’est avec un sourire en bouche, tantôt satisfaction, tantôt gêne, que j’ai constaté avoir fait plusieurs choses que je m’étais défié de faire. Je ne cocherai pas les choses faites par désir de préserver mon jardin secret et/ou pour ne pas choquer les curieux frigides. Il ne faut pas trop me connaître, déjà que je suis nulle pour le mystère. À qui la faute ? J’ai une tendance à extrapoler ma vie privée sur le Web, à outrance. 

Voici mon authentique To do list, mise à jour : 

Sauter en parachute. 

Emmener ma mère en Égypte.

Prendre des cours de danse sociale.

Monter le Mont-Royal.

Manger avec les mains. 

Porter une tarentule. 

Écrire un roman. 

Publier une nouvelle.

Apprendre l’anglais. 

Apprendre l’espagnol.

Apprendre un langage sportif.

Faire un échange étudiant.

Aller dans un show rock. 

Faire voyager mes parents. 

Monter une pyramide. 

Suivre un cours de Yoga.

Dormir dans un hamac une nuit entière. 

Étudier à la Sorbonne.

Démarrer un BBQ. 

Monter un volcan. 

Rester prise dans un ascenseur.

Envoyé un paquet cadeau outre-mer.

Découvrir l’Inde. 

Faire une maîtrise en Lettres. 

Réussir une tourtière aussi bonne que celle de ma Marloune.

Monter à chameau. 

Être marraine. 

Charmer un Australien. 

Faire un changement d’huile.

Terminer la lecture de l’enquête d’Éric Laurent, La face cachée des banques.

Battre quelqu’un avec un linge vaisselle. 

Manger des pâtisseries en Croatie.

Trouver mon John Smith.

Déguster une crème en glace en Italie.

Boire une bière de velours en Irlande.

Faire le plus haut saut de bungee du monde en Nouvelle-Zélande.

Baiser un inconnu.

Boire de l’absinthe. 

Sauter dans les feuilles après la vingtaine. 

Concocter de bons sushis.

Organiser un party thématique Pin-Up.

Traîner au lit, à deux, un dimanche entier. 

Donner une conférence.

Donner une conférence dans une langue étrangère.

Souper au lit.

Prendre un bébé dans mes bras.

Fumer en Jamaïques.

Manger nue.

Aller au Machu Picchu. 

Ouvrir un café. 

Pêcher avec Kiki et Ti-Rog. 

Tricoter un foulard ou un pull ou des bas. 

Lancer une bouteille à la mer ou au lac.

Fumer après l’amour.

Avoir une maison ou chalet ou abri dans les montagnes.

Connaître Paris.

Rencontrer Anna Gavalda. 

Lire l’oeuvre complète de Voltaire. 

Faire une expédition dans la jungle.

Prendre M. par la main. 

Donner du sang.

Aider un sans-abri.

Dormir dans un tipi. 

Faire le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

Assister au concert de Manu Chao. 

Partir en roadtrip sans vraiment avoir planifié l’itinéraire.

Visiter la Muraille de Chine.

Vivre six mois dans un pays étranger.

Frencher quelqu’un sous la pluie. 

Recevoir des roses couleur pêche. 

Tomber amoureuse sans tomber.

Créer.

Faire un bain de minuit en mer.

Avoir une fête surprise. 

Traire une vache ou une chèvre.

Tondre un mouton.

Lire au moins trois des six livres de ma collection Religion pour les Nuls.

Écrire une nouvelle érotique.

Changer la vie de quelqu’un.

M’offrir un collier de perles.

Témoigner en cour.

Réussir un gâteau des anges ayant la forme désirée.

Découvrir un endroit magique avec mon ange et ma tête de lion.

Gagner un concours.

Chanter dans le métro.

Faire une croisière. 

Pleurer dans un café. 

Faire d’aussi bons cafés flambés que la Marloune d’Emmanuelle.

Apprendre à jouer au poker.

Voir des baleines dans l’océan. 

Boire au October Fest.

Faire l’amour en plein air.

Être une habitante de la montagne. 

Être la présidente de l’école. 

Reconnaître les artistes du courant classique par leur musique.

Ne pas manger de pain pendant une semaine.

Faire du rafting. 

Voyager « sac à dos » seule.

Bannir Wal-Mart et McDonald’s.

Lire sur le Feng Shui.

Découvrir mon coin de paradis.

Mettre les pieds dans une mosquée.

Recevoir des fleurs au travail. 

Terminer la nuit en prison. 

Me faire livrer des fleurs. 

Terminer meilleure vendeuse à chaque chiffre pendant plus de six mois.

Boire de la Vodka en Russie.

Boire de la Téquila à Téquila.

Avoir une caméra de professionnel et savoir l’utiliser.

Envoyer une missive postale à  un inconnu. 

M’accoster au bar, seule.

Faire l’amour à un amant sur du Barry White. 

Faire la lecture à un amour,  au lit.

Avoir un Sab Mobile de couleur rose.  

Apprendre à conduire manuel. 

Faire pousser un jardin.

Apercevoir une étoile filante. 

Jouer à des jeux de société un samedi soir. 

Élever une plante ou un enfant.

Avoir des amis aux quatre coins du monde.

Lire un Harlequin en espagnol.

Me faire hypnotiser.

Aller backstage.

Freiner en patin à roues alignées.

Manger des insectes.

Prendre une photo avec l’écriteau célèbre d’Hollywood, à Hollywood. 

Visiter New York.

Assister à un match des Habs. 

Subir une chirurgie esthétique.

Terminer la dernière saison de Six Feet Under.

Perdre 10 lbs.

Avoir ma photo dans le journal. 

Recevoir une contravention pour excès de limite routière. 

Lire la biographie de Mahatma Gandhi.

Me souvenir que dans l’oeuvre de Shakespeare, Juliette est Capulet et Roméo Montaigu, et non l’inverse.

Convertir quelqu’un à la souveraineté. 

Voir GSP en vrai. 

Changer l’opinion de quelqu’un sans même croire à mon opinion moi-même.

Gagner à Cranium.

Partir en voyage avec ma meilleure amie, deux fois.

Aimer le céleri cru.

Être intelligente.

Courir plus de 52 minutes sans arrêt.

Faire un Coffee tour au Brésil ou dans un pays du Sud.

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Welcome Home ?

juin 1st, 2010 · Ma vie, en tranches...

De MTY à YVR, je laissai un soleil bouillant à 42 °C et me retrouvai sous une pluie diluvienne frôlant le point de congélation. Sur le moment, l’écart de quelques degrés ne me secoua pas plus que la froideur des hommes.

Un douanier mexicain n’est pas passible de sanction s’il sourit.

Sitôt un pied à l’extérieur de l’avion, une dame me freina par le bras et me demanda mon passeport sans mouvement des lèvres. Elle y jeta un œil rapide et me le rendit sèchement. Je la remerciai d’un Gracias.

J’étais perdue.

Dans la file d’attente pour passer aux douanes, on me fit du coude, on m’entassa et l’on me poussa hypocritement pour finalement tous garder la même place.

La vieille femme derrière moi me demanda dans un anglais incompréhensible ce qu’il fallait faire avec les documents que la dame de glace lui avait remis. Je me retirai de la file avec l’unilingue pour remplir ses papiers et je lui servis de traductrice jusqu’au carrousel 25.

Une fois ses bagages récupérés et son chariot à la sortie, la dame fanée me serra fort dans ses bras et je la remerciai avant qu’elle ne puisse faire de meme. Elle me sourit du regard ne semblant pas comprendre pourquoi je la remerciais d’avoir pris une bonne heure de mon temps et puis je ne la vis plus. Déjà, elle était ensevelie sous Mexicaines hystériques et ballons multicolores.

À cet instant, je me sentis très seule. Elle était le seul élément tangible me restant de mon périple mexicain.

Sans fleur ni mère larmoyante, je franchis les portes Welcome to Vancouver, Bienvenue à Vancouver, côté francophone, histoire de faire comme si.

Habituée de négocier pour une chambre à 70 pesos, un peu moins de sept dollars canadiens, je réservai, de l’aéroport, une nuit dans le plus économique hôtel.

Dur contraste ;150 dollars. Je m’efforçai de ne pas faire la conversion.

Dans l’autobus de courtoisie me menant à ma suite royale, je rencontrai un joueur de baseball qui me raconta Victoria, étonné de constater que les seules informations dont je disposais fussent que Victoria était une île, qu’il y pleuvait fréquemment et où vivait bon nombre d’Asiatiques.

Une fois à l’hôtel, bien que joueur de baseball et moi avions chacun sortît nos documents respectifs et que nous nous dirigions vers une réceptionniste différente, on nous offrit une chambre commune et l’on s’excusa ensuite de nous avoir pris pour un couple de jeunes mariés.

Mon nouvel époux poussa ma plus immense valise jusqu’à la porte de ma chambre, me dit espérer me voir le jour suivant, puis se retira sans que nous eussions échangé prénoms.

Mon refuge provisoire me réservait d’inespérées surprises.

Comparativement aux dortoirs 60 pesos à lesquels je m’étais habituée, la 733 n’avait pas de trou au plafond ni de cafard pour me tenir compagnie et non seulement il y avait un oreiller, mais il y en avait SIX, que j’avais tous l’intention d’utiliser. Dans la salle de bain, des savons et des crèmes au concombre étaient posés aux côtés de serviettes blanches neige. Excitée, je me mis à danser en petites culottes sur la pointe des pieds, sur le confortable tapis couleur crème, me prenant pour Cameron Diaz dans Charlie’s Angels.

Ce n’est pourtant qu’une fois dans la douche que j’atteins l’extase.

Je tournai le robinet d’eau, dents serrées, anticipant l’eau froide, et, à mon grand étonnement, le jet était tiède et ensuite si brûlant, que je dus ramener le robinet un peu vers la droite.

Moment parfait.

Je me glissai ensuite dans le lit beaucoup trop grand et Morphée me prit aussitôt que j’eus posé la tête sur une des six taies.

Je me réveillai telle une fleur et marchai sur le Globe and Mail en me rendant aux toilettes. En première page, il y avait un homme au visage rond et à la coupe de cheveux étrange ; Harper. J’avais quasi oublié son existence et, pour être franche, je ne m’en portais pas plus mal. Je défilai les grands titres. Quelque chose manquait. Aucun meurtre ni fusillade n’avait eu lieu pendant la nuit et il n’y avait pas de photo de corps ensanglantés et/ou de têtes coupées.

Ennuyante, la presse canadienne !

Je me fis un sachet de café, bu les deux cafés qu’il contenait et vida ma valise en quête d’un vêtement plus chaud qu’une robe soleil. J’enfilai un jean ne m’allant plus et un poncho trop grand puis ouvris ma deuxième valise, un véritable champ de bataille, dans le but d’y trouver mes Converse. J’y fis la découverte de cinq t-shirts ne m’appartenant pas. Je les dépliai, ce qui me permis de constater qu’il s’agissait bel et bien de mes t-shirts ayant simplement de nouveaux motifs genre « art »  nouveau, œuvres originales, créations de mes vernis à ongle. Les douaniers, pressés, n’avaient apparemment pas eu le temps de remettre ces derniers dans leur sac rembourré.

J’essayai de sourire, me répétant à voix haute qu’il fallait plus de quelques chiffons ou de quelques vingtaines de dollars, quelque vingt milles pesos, pour gâcher ma journée de retour au… pays.

Je payai ma chambre en crédit, laissai du pourboire à la femme de chambre en effectifs et me dirigeai vers la sortie, bagages plein les mains.

Je n’eus pas mis un pied dehors que le valet de l’hôtel s’empressa de me demander à quelle heure était mon avion. Il était si nerveux le pauvre que j’eus peur de manquer un vol alors que je n’en avais pas.

Je pris une bouffée d’air et lui expliquai que je me rendais à Victoria en bateau et il sembla si stressé de ne pas connaître les horaires ni du traversier ni des autobus que je sentie le besoin de le rassurai, rien ne me pressait, j’eus envie d’ajouter qu’hier encore je vivais à M. (Monterrey, Mexico, Mañana) mais n’en fit rien.

Ce n’est qu’une fois au terminal d’autobus que je pris conscience que j’étais réellement de nouveau dans le « beat » occidental. Mon toc était revenu. Le naturel chassé revient vite au galop.

Dans la file d’attente pour l’achat de mon billet, je me suis remis à compter. Les minutes qui passaient, le nombre de personnes devant moi, la distance me séparant de l’autobus, les minutes qui passaient, le nombre de personnes devant moi, mon nombre de pas, la distance me séparant du prochain trottoir, mes pas, la distance me séparant de l’autobus… Je regardais trop souvent ma montre, bijou que j’avais délaissé, et surtout, je ne marchais plus. Je courais.

Je ralentis le pas et cessai mes décomptes débiles. Et souris.

Je suis de retour…

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¿ … ?

mai 1st, 2010 · Misanthropie, quand tu nous prends...

¿ … ?

Je deviens claustrophobe lorsqu’on m’interroge en espagnol. Non, mais vraiment, avec deux points d’interrogation, par où s’esquive-t-on?

¿ … ?

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Easy to please, ma chanson.

avril 30th, 2010 · Ma vie, en tranches...

L’an dernier, j’ai fait de mes classes de sciences comptables des cours de neurosciences. Je dévorais les magazines de psychologie dans les salles d’attente et Cerveau&Psycho détrônait National Geographic sur le couvercle de ma toilette.

Le terme neurosciences étant très vaste, certaines disciplines correspondaient plus à mes champs d’intérêts comme la neuroendocrinologie, les pathologies traitant de l’intelligence et des émotions et les études neurobiologiques sous-tendant les relations interpersonnelles et la consommation de drogue.

J’ai fait des découvertes étonnantes et lu des articles tous plus intéressants les uns que les autres. Un dossier m’ayant fasciné portait sur l’interaction entre l’esprit et la musique.

Je savais la corrélation forte, mais j’ai appris que la musique détenait un rôle sur la régulation des hormones, possédait un impact direct sur le rythme cardiaque, la respiration et la pression sanguine, avait un effet comparable au sexe ou à la nourriture sur le cerveau humain, influait sur le développement du cerveau d’un nouveau-né de même que dans ses futures relations affectives, etc.

Dépendamment du style écouté, la musique peut être un excellent moyen de stimulation intellectuelle, de relaxation ou d’activation du réseau mnémonique.

La musique est ma drogue.

Je ne m’étourdis pas avec Marie, ne suis pas dépendante d’Héro, ne fréquente pas Morphine, mais j’ai besoin de ma dose de Doré, de Rémi, de Mifa et de Fasol.

J’aurais aimé être une virtuose, mais quelques expériences antérieures m’ont fait réaliser que je ne détenais aucune aptitude requise pour être une bonne musicienne. Délicatesse, patience et adresse ne figureront jamais dans mon horoscope.

 À la petite école, je bavais dans ma flûte à bec et je faisais grincher des dents tous mes camarades. Quelques années plus tard, ma marraine m’a offert un orgue dont elle voulait se débarrasser et ma mère a eu la brillante idée de m’inscrire à une école de musique. Cet instrument  un peu débile peut sonner très mélancolique lorsque le talent est manquant. Disons seulement qu’après deux ans de cours hebdomadaires, j’avais toujours de la difficulté à jouer la mélodie pour débutants Sainte Nuit et les touches me méprisaient.

C’est donc sans talent ni connaissance en la matière que je dévoile ma profonde admiration pour les Grands, ces compositeurs de la période classique m’inspirant chacun à leur façon. Ces savants occidentaux détiennent un pouvoir herculéen sur mes humeurs.

Schubert prolonge mes hivers, Love Story de Beethoven m’emplit de nostalgie, Chopin m’accompagne dans le bain, Tchaikovsky m’emmène valser en Russie alors que Vivaldi m’apaise l’esprit.

Il y a aussi les airs chantés par mes préférés : Brel, John, Aznavour, Dumas et Bélanger. Le blues-électro de ma favorite : Ariane Moffat. Le Jazz de Nina Simone et de Dave Brubeck, tous deux parfaits lorsque je m’improvise reine des fourneaux. Les incontournables Pink Floyd, Led Zeppelin et Rolling Stones me certifiant que je ne suis pas née à la bonne époque. Cindy Lauper me donnant envie de me gaufrer les cheveux, Alicia Keys de danser en petite culotte, Uffie de prendre les hommes pour des objets et Jean Leloup de passer la soirée avec Marie.

Il y a ces chansons me rappelant mes premiers amours ; My boo de Alicia Keys & Usher, Call me de Bran Van 3000, ou mes voyages ; Astounded de Bran Van 3000, Miles Away de Madonna, We Are the People  de Empire of the Sun, Drifters de Patrick Watson. Et les mélodies ayant l’amertume de mes ruptures, Surrender de Billy Talent, Ne m’en veut pas de Ginette Reno.

Certaines me font planer, Breathe de Telepopmusik, Seal Tubilee de Bat for Lashes, d’autres me font sentir invincible, The world is mine de David Guetta ou Through the Hosiery de Crystal Castles ou alors elles m’entraînent au fond du gouffre Automn Story de Firekites, Glaciers d’Anni Rossi, Troubles d’Alicia Keys.

Et il y a cette chanson, ma chanson. Celle me pinçant, me giflant. Un délice musical me procurant frissons naissant dans la moelle, vibrant jusqu’aux orteils.

Le rythme me secoue à lui seul et me donne envie de tenir l’horizon. La voix de Chris Martin remue ma sensibilité redonnant vie à des souvenirs refoulés. Parfois, je ne peux terminer sa lecture tellement elle me fait souffrir alors qu’à d’autres moments de ma vie, elle joue en boucle pendant des heures.

Hier, elle m’obstruait la vue, m’angoissait et me coupait le souffle. Ce matin, elle me donne envie d’écrire, de courir, de sourire, de te la chanter, d’aimer, de refaire le monde.

C’est ma chanson. Absolue.

Easy To Please by Coldplay.

« Love, I hope we get old
I hope we can find a way
Seeing it all
Love, I hope we can be
I hope I can find a way 
Of letting you see
That I’m so easy to please
So easy

Love, I hope we grow old
I hope we can find a way
Of seeing it all
Love, I hope we can be
I hope I can find a way 
Of letting you see
That I’m so easy to please
So easy »


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Dioïque.

avril 26th, 2010 · Ma vie, en tranches...

 J’ai l’allure garçonne, la physionomie et la démarche d’une femme,

 l’imagination d’une gamine.

J’ai la routine vieille fille, l’appétit et la libido d’un homme,

le coeur d’un enfant.

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Le jeu en vaut-il la chandelle ?

avril 19th, 2010 · Illusions/Idéalisations

J’ai tenté pour la deuxième fois d’achever la lecture de The Game, le Best Seller de Neil Strauss. En vain.

J’ai échoué car chaque page de ce livre m’exaspèrait par la généralité évidente, la banalité vulgaire et le cliché fatigué avec lesquels l’auteur y décrit les relations hommes-femmes. Pardonnez le ton tautologique, mais je trouve impressionnant qu’un ouvrage pareil se vende à des milliers d’exemplaires.

Vous n’avez qu’à lire la quatrième de couverture. Hilarante ! Cette bible du séducteur promet à n’importe quel nobody de devenir un pro de la gent féminine et offre la chance au pire amateur de se transformer en réel tombeur.

Les conseils à suivre pour être un parfait conquistador : Déstabilisez-la, faites-la courir et flirtez avec ses copines.

Cela paraît bien simple, mais rassurez-vous, les méthodes de séduction diffèrent selon les motifs poursuivis par Don Juan. Jeux de rôle et répliques s’adaptent selon l’enjeu. La mise peut être de coucher le premier soir, d’avoir un premier rendez-vous ou encore de faire en sorte que la voluptueuse plante blonde sur la piste de danse, qui ne vous aurait jamais jeté un regard, puisse s’éprendre de vous, etc.

Si je n’ai pu lire l’ouvrage dans son entièreté c’est que je me désillusionnais au fil des pages et qu’il m’était impossible de concevoir les femmes comme étant si prévisibles. Je savais déjà le romantisme et galanteries dépassés, mais que grossièreté et mauvaises manières les succèdent dans le discours mâle me déconcerte. 

Cela dit, il est vrai que l’on se fixe des règles qu’on ne respecte pas toujours, et que, même si on choisit parfois ses adversaires, le jeu fait toujours un gagnant et un perdant. Le joueur possédant les meilleures qualifications gagne du terrain et on se retrouve seul à la case départ, sans Jack Pot ni prix de consolation.

C’est donc à contrecœur que je déclare que Strauss avait raison ; la séduction n’est qu’un jeu.

Toujours est-il, je tire ma révérence. Encore une chance que je ne sois pas mauvaise perdante.

Je poursuivrai ma quête en étant toujours qu’un simple pion sur le damier.

/

Anecdote.

Alors que je me trouvais au Pub Avenue, maintenant Pub Racine, un bar de mon village natal changeant de nom quatre fois par an, un homme s’est adressé à moi en me traduisant littéralement une réplique que j’avais lue dans ce livre dont j’avais commencé la lecture quelques jours plus tôt. J’aimerais pouvoir me remémorer le scénario exact du moment, mais je ne me rappelle que ma réplique : « Tu me vois surprise. J’étais certaine que les hommes de ta catégorie n’avaient nul besoin de Neil Strauss pour arriver à leurs fins. Dommage ! » J’ai tourné les talons sans pouvoir m’empêcher de me retourner pour tirer plaisir de son air abasourdi et satisfaction de son regard hébété. 

La lecture, cette salvatrice…

Je recommande ce livre aux femmes. C’est qu’avec le succès que connaît ce livre, il se trouve parmi nous beaucoup de beaux joueurs.

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« Rien ne fait plus mal qu’une crise existentielle un jour de résurrection. »

avril 4th, 2010 · Ma vie, en tranches...

Je suis en parfaite crise de panique. 

J’ai la réalité bruyante aux prévisions brûlantes.

La cause : trop de projets, trop peu de moyens. 

Ma mère me trouve belle en crise existentielle alors que mon père fait tout ce qu’il ne faut pas : essayer de me ramener sur «terre». Mon cher et adorable géniteur ne semble pas se douter que, tout comme la terre, je suis vivante et qu’en tentant de faire taire mes caprices de la sorte, en période de changement continuel, il risque de déclencher en moi un réel cataclysme personnel.

Rien ne fait plus mal qu’une dispute philosophique.

On ne peut pas se réconcilier avec soi-même en se faisant l’amour et se noyer ne sert à rien car on sait les ravages que produisent les lendemains d’ivresse sur l’âme.

Avant aujourd’hui, je n’avais aucune raison de m’inquiéter avec cette banalité qu’on appelle futur. J’avais tracé mon avenir en marge et il se défilait en pointillés entre le sommet des montagnes, les tempêtes de sable et les pluies diluviennes. Jusqu’alors jouaient sur ma vie les airs de Jazz lorsque j’avais les blues et de Reggae lorsqu’on m’emmenait danser.

J’avais tout prévu ; de la maîtrise en lettres à Sorbonne au mariage à Londres ; par la vie de bohème teint basané et de globe-trotter ongles colorés. Ventre empli de culture, langue brûlée par le café, dents jaunies par les Marlboro Blanco et pieds portant la lavande comme parfum.

Je n’avais pas à m’en faire, je serais mère, femme et enfant.

Soudain, je prends conscience de l’irréalisme que déguisent mes rêves et des coûts qu’entraînerait leur réalisation…

Où se réfugie-t-on, prise d’une crise existentielle, le jour de la résurrection du Christ, lorsque l’Église nous a désillusionné depuis longtemps, que ses couronnes d’or nous donnent le tournis et que ses vitraux nous provoquent de terribles maux ?

Une crise vitale le jour de Pâques me donne envie de faire ce qu’a déjà fait un homme portant le cheveu long ; mourir en me permettant de croire à une renaissance ou à une reconnaissance.

Voilà la maître de toute contradiction.

Voilà qui enlève du poids à l’existence.

Voilà que je me calme.

/ Contrôle. Respire. Les moyens viendront. 

Je crois qu’être seule, sans famille ni chocolat blanc, en ce jour de «fête» y est pour quelque chose…
Du moins,  je l’espère…

Joyeuses Pâques.   

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Mort latente.

mars 2nd, 2010 · Intensité et ses revers

J’ai peur du jour où je devrai me donner la mort.

Je crains le matin où, habitée par mille délires, il sera l’heure de mettre fin à mes jours.

Devrais-je m’étrangler avec mes draps ou me hisser jusqu’à la fenêtre pour passer de l’autre côté ?

J’ai toujours su que j’allais mourir. Vous aussi. C’est bien là une des seules connaissances partagées par tout un chacun. Dans mon cas, par contre, c’est  un peu différent. La mort ne viendra pas me chercher. Quoi que ça ne m’étonne pas, je ne l’ai jamais eu facile… 

Je ne serai pas la première à qui ça arrive, la folie nous guette, tous ! D’encore plus près si on a le coeur sensible. 

Je n’ai jamais fait rimer sensibilité et fragilité, préférant croire que ma force y résidait et prônant que cette connexion sentimentale fortifiait mon unicité. Balivernes ! 

La vie me réserve un sort plutôt tragique. Dommage que je ne puisse l’esquiver.

Je suis réaliste. Je sais qu’on ne me laissera pas la liberté de respirer indéfiniment.

Toute ma vie on m’a répété qu’à trop rêver je me péterais la gueule, qu’à trop rire je m’étoufferais, qu’à m’étendre au soleil j’attraperais le cancer, que courir provoquait une crise cardiaque, que la gourmandise m’empoisonnerait, que danser me briserait l’échine, que baiser transmettait le VIH et pouvait causer l’amour, le pire maux d’entre tous disait ma mère, tuant à petit feu. 

Ma mère me l’a dit maintes fois : « Les gens heureux décèdent tôt. » Elle avait une de ces théories là-dessus… Je me garde les détails, une fidèle est déjà bien suffisant. Néanmoins, j’ai retenu l’essentiel : le jour où je me réveillerai le sourire aux lèvres, sans souci ni préoccupation, le jour où j’aurai envie de danser et qu’il n’y aura aucune musique, le jour où je me trouverai belle dans la glace, ce matin-là, je saurai que mon heure sera venue.

Au final, c’est payer bien cher pour vivre intensément…

Lorsqu’inerte mon corps sera trouvé, veuillez avoir l’amabilité de m’accorder mes dernières volontés et faites inscrire sur ma tombe : 

Sa joie de vivre fut sa fatalité.

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Pourquoi ?

mars 1st, 2010 · Illusions/Idéalisations

Puisque je ne réponds plus de moi, que l’idée naissante m’obsède et que l’inspiration m’est devenue insupportable il y a trop longtemps déjà.

Parce que le temps efface les détails laissant au passage un avant-goût d’avenir et que je m’octroie un délai de deux ans pour le dérouter.

C’est pourquoi,

je suis en rédaction . . .

S.D.

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Sans titre.

février 16th, 2010 · Ma vie, en tranches...

Ce n’est que dans la foule que je ressens la solitude.

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