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Soleil sur coeur qui se répare.

I can’t even write about this. It’s like the words won’t come out. I want to write about love and this is the only thing that drives me. I am on earth to love people and to tell them to love themselves better. How can I write about it if I am hurt so badly I can not see love anymore ?

Je n’ai pas pleuré hier.

Je me suis assise par terre pour méditer et j’ai réalisé que je ne pleurais plus. Je n’avais plus de larmes, peut-être même la tristesse n’était plus si profonde. Je me suis posée devant l’écran de mon ordinateur, brûlante d’écrire sur ce que je croyais nécessaire, la violence psychologique, la manipulation, les relations abusives, le mal qu’on se fait, les arbres qui poussent tout croches, le soleil qui ne semble pas vouloir sortir de ses nuages, et j’ai su. J’ai su que ce n’était pas la voie que je devais prendre et que je devais écrire sur autre chose.

Light is love and light is there and light is light, no matter what you are looking at.

Par terre, les mains dans les cheveux, j’ai cessé de pleurer et j’ai vu fleurir. I know the way it sounds, I know it might seem completely fucked-up, mais j’ai vu sortir de mes oreilles des lilas, des tulipes et des pissenlits. Sans même fermer les yeux, j’ai vu la lumière dont parle tant la femme qui guide mes méditations. J’ai eu cette visualisation, puis j’ai compris. J’ai compris que le soleil se lève même lorsqu’on a le coeur brisé.

Non, mais c’est vrai ! Les gens continuent d’aller au marché et de s’embrasser dans les parcs. Ils s’en foutent pas mal de savoir que tu termineras la journée la tête dans le chocolat habillée en mou à brailler devant Netflix. Les gens qui s’aiment, ils s’en fichent complètement de savoir que depuis deux semaines tu ne te touches plus, que ça t’inquiète un peu, et que tu ne peux pas concevoir qu’un jour quelqu’un d’autre te touchera encore. Les gens qui s’aiment s’en fichent et ils ont bien raison.

Les couples de sportifs courent encore deux par deux. Hommes et femmes, femmes et femmes, hommes et hommes, enfants et adultes, adultes et vieillards. Deux est un chiffre joli et exponentiel. Je refuse de ce chiffre qu’il se mette à me faire peur comme je refuse qu’il me réveille la nuit pour me rappeler comme je suis seule. Je refuse d’être désolée, désolée de ne pas avoir vu venir les coups, désolée d’écrire ce que je pense dans des formes qui peuvent parfois blesser, désolée de ne pas toujours dire ce que je pense par peur de blesser autrui, désolée d’avoir peur. Je me le refuse comme je me refuse de m’en vouloir ou d’en vouloir à quiconque d’avoir aimé comme ils ont pu, avec tout ce qu’ils ont eu, même si cet amour n’est pas toujours joli.

28 février, Frederiksberg, Copenhague
J’entreprends un nouveau voyage.

Il y a des hommes derrière leur poussette, des flamands roses, des grands hérons et des enfants qui crient. I do not say I am there. Je dis juste que, pour la première fois depuis un mois, mon coeur se laisse charmer par le parc, les jeunes papas et les flamands roses. I do not say I am there. Je dis juste que j’y serai bientôt, que j’ai moi aussi envie d’une famille, d’un mariage, de longues balades en voiture ou en poussette et d’une fondation solide.

Je rentre du marché les bras chargés d’oranges et de marguerites, car j’ai décidé qu’il y aurait posé sur ma table de chevet, un bouquet fleuri tout au long de mon séjour ici. Ce qui me fait penser que je ne lui aurai jamais acheté de fleurs. Et lui non plus d’ailleurs, il ne m’en aura jamais offertes.

Une fois, en rentrant d’une promenade sur la montagne, je lui ai fait un grand et coloré bouquet de feuilles d’automne. Un tas de brindilles et de feuilles mortes, c’est ce que j’écrirais aujourd’hui… Mais bien que la peine que j’ai au coeur voile par instant mon regard, elle ne peut en rien détruire les souvenirs si beaux que mes pleurs viennent arroser.

***
Des marguerites…
Pour me rappeler d’où je viens, mais surtout pour voir fleurir.

With Love,
S.

Filed under: Jelefaispourmoi